jeudi 24 mai 2018

Les chercheurs du temps / Emmanuelle Nuncq


Aujourd'hui, on va parler d'une jeune auteure française, Emmanuelle Nuncq, née en 1984 et très grande amoureuse des lettres; elle a suivi un cursus littéraire à l'Université de Nancy 2; elle a ensuite travaillé pendant quelques années dans une bibliothèque et a ensuite déménagé à Bruxelles pour travailler dans une association de quartier qui s'occupe de jeunes adolescents.
En réalisant mes recherches pour cet article, j'ai découvert le blog d'Emmanuelle, et en même temps, une porte s'est ouverte sur tout un monde, riche en couleurs, matières, diversité; car si elle est auteure, cette jeune femme est également douée pour la couture puisqu'elle crée des costumes (soit reproduisant des modèles historiques, soit en créant totalement le modèle) aux couleurs magnifiques et qui lui donnent une allure tellement ... waouh quoi que j'en suis même un peu jalouse de son talent, j'avoue!
Donc, si je tente de résumer, nous avons ici une jeune femme, très jolie, ayant des doigts de fée, passionnée de littérature et d'écriture, et pleine de vie...
Si vous voulez en apprendre plus sur elle, je vous mets en lien vers son blog en fin d'article (hé! J'ai pas envie que vous quittiez ma page pour aller sur le blog avant d'avoir fini de lire mon article hein, bande de coquins!).

Bibliographie:

"Porcelaines". Paru en 2010 aux éditions Le Manuscrit;

"Bordemarge". Paru en 2012 aux éditions Castelmore dans la collection Romans Adolescents;

Participation à l'anthologie "Semi-Hommes", ouvrage qui rassemble 7 histoires d'auteurs différents et illustrées par 7 dessinateurs différents sur le thème de Tolkien. Paru aux éditions Asgard, sous la direction de Valérie Frances et Denis Labbé. La couverture a été dessinée par Mathieu Coudray.
L'anthologie est composée de:
     - "Ale Wisp Nick" / Pierre Dubois;
     - "Le monstre du Shaerten" / Olivier Peru;
     - "Vous serez Immortelle" / Emmanuielle Nuncq;
     - "Prédatrice" / Mathieu Gaborit;
     - "Quarante-huit pour cent" / Adrien Thomas;
     - "Une surprise de (petite) taille" / Simon Sanahujas;
     - "Babillante babiole" / Nathalie Dau.
Liste des illustrateurs : Mathieu Coudray, Bruno Bucero, Krystal Camprubi, Martine Fassier, Sandrine Gestin, Jérôme Lereculey, Laurence Peguy, David Pellet.

"Les chercheurs du temps". Paru en 2015 d'abord à compte d'auteur (MelleMars éditions) puis republié par les éditions Séma dans la collection Séma'gique en 2017;

"Novalys". Paru en 2015 à compte d'auteur (MelleMars éditions).

"Palimpsestes : tome 1. Impressionnisme". Paru en 2016 aux éditions du Chat Noir dans la collection Black Stream. Couverture illustrée par : Gilles Grimoin;

"Palimpsestes : tome 2. Symbolisme". Paru en 2017 aux éditions du Chat Noir dans la collection Black Stream. Couverture illustrée par : Gilles Grimoin;

"Palimpsestes : tome 3. Anachronisme". Paru en 2018 aux éditions du Chat Noir dans la collection Black Stream. Couverture illustrée par : Gilles Grimoin.

Qu'ai-je pensé du roman "Les chercheurs du temps"?

Tout d'abord, la couverture. D'habitude, je ne m'y attarde pas plus que cela, non que je ne sois pas sensible à l'art qui s'y exprime, mais parce que, généralement, ce n'est pas ce qui va me décider à prendre un roman pour le lire! Ici, j'ai trouvé que cette couverture mettait en valeur les éléments principaux du livre. Elle représente bien aussi le voyage dans le temps avec les rouages. Elle est claire et sombre à la fois. J'ai tout de même trouvé qu'il y avait beaucoup de différence de traitement de l'image entre le professeur et Roxanne sur cette couverture, peut être voulu par l'auteur pour marquer le caractère des personnages? En tout cas, j'ai été interpellée par cette couverture car je me demandais ce qui pouvais bien se cacher derrière et je n'ai pas tardé à le découvrir.
Alors, passons à l'aventure! Je me suis retrouvée en présence de plusieurs personnages; d'abord, Clarence Fertennant, professeur et voyageur dans le temps (rien que ça!). En effet, l'homme a créé des semelles dont le pouvoir est de faire voyager leur porteur dans le temps, autant le passé que le futur. Mais pourquoi voyager dans le temps? Le professeur sélectionne des élèves afin de les emmener avec lui pour étudier.
A ce moment du récit, je me suis demandée pourquoi il faisait cela! Je veux dire, je comprends bien qu'il veut apprendre et donner la possibilité à ses "élèves" d'apprendre directement sur le terrain mais à part avoir directement les réponses réelles, elles ne peuvent pas vraiment servir à ses étudiants car ils ne peuvent dire qu'ils voyagent dans le temps, donc leurs découvertes doivent normalement rester secrètes, donc (et je me répète je sais) ça ne sert pas à grand chose. Mais je pinaille je sais.
Le récit s'inspire beaucoup de la série télévisée "Docteur Who" (c'est l'auteure elle-même qui le dit) et je ne suis pas capable d'infirmer ou non son propos car je n'ai (oh! Honte sur moi!) jamais regardé cette série.
Donc, sur le principe, j'ai un héros qui recrute des élèves, hommes ou femmes dans diverses branches comme l'Histoire, la littérature, etc. et qui effectue des sauts dans le passé afin d'aller se rendre compte sur place de telles ou telles situations, techniques, guerres, ou de rencontrer tels ou tels personnages, ... , et ce n'est pas mal et à ce moment, je m'attends à un récit avec beaucoup de moment Historiques. Dans la majorité du récit, j'ai vu des morceaux de l'Histoire bien décrits, avec des personnages bien construits, une superbe maîtrise des costumes, des décors et des coutumes de l'époque traversée. D'après les descriptions faites, j'avais réellement le sentiment de me trouver à ces endroits et de faire le voyage dans le temps avec les protagonistes MAIS...

... vous l'avez vu arriver le MAIS non?

D'abord, le fait de mettre la fin au début, ou presque. C'est un coup que le lecteur ne voit pas forcément venir et c'est pas mal ... mais cela ne marche pas pour moi. En fait, cela aurait été un vrai coup de génie si ce n'était pas le plus gros paradoxe temporel du roman. Je prends un exemple "random" pour ne pas tout vous spoiler de l'intrigue mais prenez un homme né au 12ème siècle par exemple, faites-le voyager dans le temps et ne plus vieillir pour arriver à notre époque, là, après quelques aventures, il décide de se retirer pour finir ses jours au temps des dinosaures ! Vous me direz : "Oui, et alors?" Je vous répondrai qu'alors, votre personnage se retrouve ancêtre à lui-même et que donc, ben ça  colle pas dans mon cerveau qui veut pas l'accepter (et pourtant vous savez que je lis de la SF, de l'horreur, etc.) mais ça, c'est pas logique dans mon cerveau.
Ce paradoxe ne sera pas le seul du roman mais je ne vais pas plus loin, je vous laisse aller découvrir cela en lisant vous-même le livre.
Ensuite, j'ai regretté qu'il n'y ai pas réellement de quête principale. Car non, il n'y en a pas. Les voyages se font au grès des envies des protagonistes du roman, ce qui n'est peut être pas plus mal car cela a laissé plus de liberté à l'auteure, ce qu'elle a su exploiter car on ne s'ennuie pas du tout dans ce livre et j'ai découvert énormément de choses sur des époques qui m'intéressaient. Mais quand je parle de quête principale, ce qui m'a un peu manqué, c'est un fil rouge, quelque chose qui puisse relier toutes les histoires autre que les personnages récurrents ou le simple fait de voyager dans le temps. Ici aussi, je me pose la question de savoir si je ne lis pas trop de littérature où justement le héros/héroïne doit remplir une quête pour avancer. Après tout, c'est peut être de moi que vient le souci?
Pensez-vous qu'il faille toujours une quête pour qu'un roman soit palpitant?

En ce qui concerne les personnages, il ont une consistance. Le professeur est quelqu'un d'assez guindé, fermé, ayant un passé long et une grande expérience mais on va le voir changer, le vernis va craquer et il va se révéler tout au long de l'aventure. En parallèle, il y a le personnage de Roxanne, le deuxième personnage principal de l'histoire, étudiante à la Sorbonne, qui va partir avec le professeur à la recherche d'écrivains afin d'étayer sa thèse de fin de cursus. Elle est l'opposé de Fertennant et c'est par elle que les changement chez ce dernier vont intervenir. Mais si elle respire la joie de vivre en apparence, elle cache une face sombre que je vous laisse aller découvrir. Cette part sombre a été une bonne surprise à la fin de ce roman.

Ce qui est bien aussi avec le roman, c'est que l'on peut le considérer comme un recueil de nouvelles à propos d'une trame narrative principale. Le fil rouge étant les voyages entre Roxanne et le professeur (sauf pour le premier chapitre en fait, mais bon voilà), on peut prendre un chapitre, le lire et fermer le livre si on veut pour reprendre plus tard car ils se passent dans des lieux différents, à des époques différentes et donc peuvent être lus indépendamment les uns des autres; j'ai trouvé ça bien du fait des nombreux paradoxes temporels qui émaillent le récit, mon cerveau a donc eu la joie de pouvoir décanter chaque chapitres calmement sans vouloir absolument tout connaître d'un coup. J'ai d'ailleurs compris en lisant le mot de la fin de l'auteure car elle y explique qu'à la base le roman est composé de pleins de petites nouvelles écrites indépendamment les unes des autres qui ont été réunies afin de constituer une grande trame finale.

Au niveau du style d'écriture, je l'ai trouvé fluide, les descriptions faites donnent une idée claire des lieux et des personnages mais sans en faire trop. J'ai eu la sensation que l'auteure aimait beaucoup ses personnages mais sans trop les encenser, en leur donnant un caractère très  humain malgré le grand pouvoir qu'ils ont de savoir voyager dans le temps.

Je peux donc vous dire que j'ai passé un très bon moment avec ce livre, je ne me suis pas ennuyée du tout et que je pense lire les autres romans d'Emmanuelle Nuncq dès que l'occasion me sera donnée de le faire.

Enfin, pour terminer, et avant de vous donner le lien du blog de l'auteure, je voulais vous poser une petite question : Et vous, si vous pouviez voyager dans le temps, qui voudriez-vous rencontrer? (Je sais que c'est bateau mais bon). Personnellement, je pense que je voudrais rencontrer tout un tas d'auteurs comme Zola, Poe, Hugo, ... et je vais m'arrêter là mais il y en a tellement d'autres..

Blog de l'auteure : http://emmanuellenuncq.com//index.php?


lundi 14 mai 2018

Six ~ Les Moissonneurs Stellaires / Khalysta Farall


L'auteure que je vais vous présenter et s'exprimant sous le pseudonyme de Khalysta Farall, puise sont inspiration a une source accessible de tous normalement mais dont bien peu arrivent à se souvenirs : Les Rêves!
En effet, de son propre aveux lors d'une interview pour le site "L'indé Panda", l'écrivaine note tous ses rêves à son réveil et s'en sert pour ses romans ou de courtes histoires! 
Khalystaa se définit d'ailleurs comme une Onironaute et propose sur son blog homonyme des histoires et autres nouvelles, tout cela mêlés à des chroniques de lectures, de films, des présentations d'auteurs, etc.
Mais au-delà des maigres informations que j'ai pu lire lors d'interview sur le net, j'ai voulu aller un peu plus loin afin de connaître l'auteure et je lui ai envoyé un questionnaire qu'elle a bien voulu compléter et que je vous retranscris ci-dessous:

1/ Khalysta Farall est donc un pseudonyme! Pourquoi écrire sous pseudo? Pourquoi avoir choisi CE pseudo? Évoque-t-il quelque chose de spécial pour vous?

"Je dirais qu'il y a deux raisons à mon pseudonyme : premièrement, mon vrai nom ne fait pas rêver. Très franchouillard, j'avais du mal à me l'imaginer sérieusement sur une couverture de livre de SF. Deuxièmement, j'aime me réinventer des identités. Etant une gameuse assez active sur certains MMORPG, j'ai cette habitude d'être appelée par des pseudonymes et non par mon vrai prénom, comme s'ils étaient simplement d'autres facettes de moi-même.
En ce qui concerne le choix de celui-ci, il est tout simple : c'était mon pseudonyme sur le jeu EVEonline, fantastique jeu spatial qui m'a inspiré quelques éléments visuels de la saga des "Moissonneurs Stellaires". J'ai donc décidé de le garder."

2/ Quel âge avez-vous? Vous avez, à ce que j'ai pu lire, une formation en tapisserie. En quoi consiste cette formation? Pourquoi avoir choisi cette filière avant de vous tourner vers l'auto-édition?

"Je viens tout juste d'avoir trente ans (aïe, ça fait mal).
J'ai effectivement une formation de tapissière - décoratrice. En gros, j'ai appris à créer et garnir des assises (fauteuils, canapés), et à coudre des rideaux et voilages. Ma formation devait initialement me conduire à être prototypiste dans le domaine -- en gros, j'aurais fabriqué les prototypes des sièges avant qu'ils soient fabriqués en grande série -- ou alors à faire de la création / réfection artisanale (pour les particuliers).
Je m'étais tourné vers ce métier parce que je suis à la base quelqu'un de très manuel, j'aime toucher la matière, travailler les textures...
Là ce métier me permettait de joindre l'utile à la passion. Mais le fait est que l'artisanat est pas mal mourant en France, et qu'il m'a été très difficile de trouver du travail dans le secteur.
Alors, après pleins de petits boulots plus ou moins en rapport avec cette formation (maquettiste de trains, accessoiriste de théâtre ou encore garnisseuse de matériel orthopédique), j'ai décidé d'arrêter les frais et de chercher dans des secteurs plus conventionnels.
Et puis est arrivée ma première grossesse, qui m'a permis d'avoir du temps à consacrer à ma vrai passion de toujours : l'écriture."

3/ J'ai lu sur le site MonBestseller.com que vous auriez aimé vivre à une autre époque. Laquelle et pourquoi? Dans la même idée, vous dites aussi que vous auriez aimé vivre dans un autre monde. Lequel? Un monde similaire au nôtre sur Terre ou ailleurs? Comment voyez-vous le monde dans lequel vous aimeriez vivre?

Alors, si je devais choisir une période de notre monde, j'hésiterais entre quelque part à la préhistoire, où il y avait moins de monde et où je me dis qu'à force d'être concentré sur sa survie on n'a pas le temps de se prendre la tête pour autre chose - et aussi parce que je rêverais de voir une Terre totalement vierge de l'impact humain; ou alors loin, très loin dans le futur, après l'effondrement de la civilisation telle que nous la connaissons, par pure curiosité.
Pour ce qui est d'un autre monde, l'à j'hésiterais entre un monde de magie, type med-fan (médiéval fantastique pour les non initiés ^^) avec des dragons et des peuples non-humains, des cités immenses qui cherchent à percer les nuages et des vallées sombres et inexplorées d'où, dit-on, personne n'est jamais revenu..."
Note : Même cette interview ressemble à un début d'histoire ... j'adore ça!
"Ou alors un monde à la Star Wars, où tout est possible, tout est monnayable, depuis les implants cybernétiques capables d'augmenter la mémoire aux voyages inter-systèmes qui permettent de faire commerce avec d'étranges races à la technologie inconnue et mystérieuse."

4/ D'après ce que j'ai pu voir sur votre blogt, l'espace semble vous faire rêver et je vous comprends, étant moi-même passionnée de l'espace et de SF, mais que ressentez-vous face à l'univers dans lequel on vit? Pensez-vous que l'Humain va enfin sortir de son berceau pour aller fonder d'autres mondes?

"Question épineuse. Comme toute grande rêveuse, ça serait pour moi une joie de voir les débuts de la colonisation de Mars, de savoir qu'on a trouvé une planète lointaine habitable ou un moyen d'en terraformer une mais, avouons-le franchement, on fait déjà n'importe quoi sur Terre, alors c'est un peu décourageant de se dire qu'on risque surtout de faire n'importe quoi ailleurs, en reproduisant les mêmes erreurs.
Je dirais que je me sens face à l'Espace et sa conquête comme je me sentirais devant un trou noir, fascinée, terriblement curieuse, mais consciente que certaines limites ne doivent pas être franchies."

5/ Vous semblez avoir une imagination bien fournie! Quel est le style littéraire dans lequel vous aimez le plus écrire? Pourquoi? Et qui est l'auteur qu'il faudrait, selon vous, mettre entre toutes les mains?

"Ah ça, si il y a bien une chose dont je puisse me vanter, c'est d'avoir la tête dans les nuages (comment ça on ne se vante pas normalement?). La réalité me paraît tellement triste et terrible, que depuis toute petite je préfère vivre dans mes mondes à moi. Le style littéraire que je préfère est bien entendu la SF, car c'est d'une part celui que j'ai le plus lu depuis toute gamine, et d'autre part celui où je trouve le plus de matière à réflexions. 
J'aime cette capacité à pousser es situations à l'extrême pour nous questionner nous-mêmes. Et pour cela, je pense que tout le monde devrait lire les nouvelles de Philip K. Dick, qui pour moi était le maître en la matière. L'individu, la société, la colonisation, la politique...
Toute son oeuvre est une immense invitation au questionnement et à la réflexion."

6/ Lequel de vos écrits est selon vous le plus abouti? Le plus impressionnant? Celui qui vous a donné le plus d'émotions durant l'écriture?

"Mon préféré en termes d'émotions, c'est mon roman "Le vaisseau du Cristal", ce qui est plutôt drôle car c'est celui qui marche le moins bien. Je reconnais qu'il n'est pas le plus aboutis, mais il reste mon petit favori.
Mais en termes d'intensité d'écriture, de temps consacré et d'aboutissement, je crois que la palme reviendra à "Protocole Zéro", le tome 3 des "Moissonneurs Stellaires", que je suis en train d'éditer et qui sortira dans quelques jours. J'en suis vraiment fière, car il achève mon premier cycle littéraire et signifie beaucoup pour moi."

7/ Je vois que vous avez un enfant. Est-ce facile de tenir un bon rythme d'écriture avec un enfant?

"Non, vraiment pas. Un enfant est un travail à part entière. Je suis mère au foyer - et donc toutes mes cessions d'écritures se sont déroulées durant ses siestes ou ses heures de coucher (mes heures de repos donc). Et maintenant qu'il est à l'école, me laissant à nouveau un peu de temps libre pour travailler... ben le deuxième va venir prendre sa place pour me manger à nouveau mon temps. Mais avec de l'organisation, de la motivation et un conjoint compréhensif (et beaucoup de café), on y arrive!"

8/ Enfin, avant de vous laisser pour donner à mes lecteurs votre bibliographie et ma chronique, j'aimerais vous demander si vous avez des projets livresques à venir? Allez-vous participer à des salons littéraires ou faire des dédicaces prochainement et si oui où? Quand?

" Côté romans, comme je l'ai dis plus haut, le tome 3 des "Moissonneurs Stellaires" sort dans quelques jours. En septembre, je devrais éditer mon recueil de nouvelles fantastiques "Dédale" et en novembre, je vais profiter du NaNoWriMo ( National Novel Writing Month) pour écrire mon premier roman fantastique, histoire de changer un peu de la SF et de sortir de ma zone de confort.
Pour ce qui est des salons, je participe normalement au Salon du Livre d'Angervilliers le 9 juin prochain (je dis normalement car la date de mon accouchement se rapproche et je ne suis pas à l'abri d'un imprévu).
Je serai également présente au Salon "Lire à Etiolles" le 17 novembre."

Après cette interview, pour laquelle je remercie encore Khalysta Farall, je vous propose sa bibliographie:

"Six ~ Les Moissonneurs Stellaires!". Edité par Sophie Quesse, ce roman SF fait partie de la série "Les Moissonneurs Stellaires" et est paru en 2015;

"Mes petits chéris et autres défis". Edité par Sophie Quesse, ce recueil se compose de nouvelles horrifiques et est paru en 2016;

"Le vaisseau du Cristal". Couverture réalisée par Stephan Spatola. Edité par Sophie Quesse, c'est un roman SF paru en 2016;

"Le Monolithe". Edité par Sophie Quesse, c'est un recueil de nouvelles SF paru en 2017;

"Mirage ~ Les Moissonneurs Stellaires 2!". Edité par Sophie Quesse, ce roman fait partie de la série "Les Moissonneurs Stellaires" et est paru en 2017.

 Enfin, pour terminer voici ma chronique à propos de "Six ~ Les Moissonneurs Stellaires":

Mes premières lectures, c'était de la SF, des Spaces Opéra, je suis fan de tout ça, Peter Randa, Asimov, Guieu, et tellement, tellement d'autres que j'ai lu, dévoré, adoré, parfois détesté mais rarement, bref, je suis super exigeante en la matière car c'est un genre où l'on peut tout trouver (comme dans tous les autre genres hein, je sais mais je suis moins regardante, sauf peut-être pour l'horreur mais je m'égare), du super roman que l'on ne veut pas finir trop vite mais duquel on veut tout savoir tout de même, au roman stéréotypé où on voit tout venir à des Unités Astronomiques!
Le roman de Khalysta Farall m'a télétransporté à des Années Lumières de mon salon dans un vaisseau en compagnie de Cowl; Ah! Cowl, aussi attachant que bêta parfois, mais ce n'est pas vraiment sa faute! Un personnage qui a été formaté pour être ainsi, mais qui va devoir et surtout savoir puiser en lui pour dépasser la condition pour laquelle il a été pré-programmé, il va évoluer, devenir courageux et se surpasser.
C'est en sa compagnie que j'ai fait la connaissance aussi de Six, jeune femme rebelle au caractère souvent orageux, mais à raison, pas pour le plaisir! Elle m'a d'abord intrigué, puis passablement énervé pour enfin arriver à me toucher... mais je vous laisse découvrir par vous-même pourquoi en lisant le roman!
On pourrait penser que cette histoire, c'est du déjà vu, et d'une certaine manière, pour le fond, oui! Mais c'est la forme, la façon qu'à l'auteur d'amener son intrigue en nous laissant plein de questions en tête : pourquoi les Humains en sont-ils là? Dans un vaisseau perdu dans l'espace? Pourquoi fuient-ils et que fuient-ils? Qui sont les Pirates? Que veulent-ils? Pourquoi avoir autant formaté les esprits dans le vaisseau? Quelle est la planète que Cowl découvre? ...
Je pourrais continuer longtemps ainsi avec mes questions mais je risquerais de vous en dire trop donc chut...
Petit à petit, l'auteure répond à nos questions, nous oriente et on comprend que ce n'est pas ce à quoi on s'attendais et ça dans un bouquin, j'adore!!!!

Quand un bouquin, en plus de faire en sorte que je m'attache à ses personnages, me retourne le cerveau par son dénouement, dans ces cas-là, j'ai presque mal physiquement à fermer le livre et à laisser partir ses personnages auxquels je me suis attachée.
Merci à vous Khalysta de m'avoir emmené sur votre vaisseau, j'espère que je pourrais trouver le temps de me procurer vos autres écrits afin de replonger dans l'aventure et retrouver les personnages que j'aime beaucoup.





lundi 7 mai 2018

Karma / Jean-Charles Flamion


D'après les informations que j'ai pu récupérer sur le net, Jean-Charles Flamion, né en 1970 en France, présentait de très bonnes dispositions envers le milieu littéraire, il dit d'ailleurs avoir choisi l'écriture pour dompter son "imagination volcanique"; il commence d'ailleurs très tôt puisqu'il écrit et publie sa première nouvelle alors qu'il n'a que 14 ans :
"Table Tournante". Nouvelle parue dans le magazine "Thriller"* n°15 de juillet - août 1984.

* Le magazine Thriller: était une revue bimestrielle française créée par Robert Lefèbvre en 1982. Elle était publiée par la maison d'édition Campus et elle était spécialisée dans la littérature policière.
Sa parution fut interrompue en 1984 après 16 numéros.

Mais si l'auteur est amateur de polar à ses débuts, il tournera de plus en plus sa préférence vers le fantastique au fil de ses découvertes livresques et il dit lui-même trouver son inspiration chez H.P. Lovecraft, Richard Matheson, Dean Koontz, Stephen King et Serge Brussolo; du très beau monde quoi!

Paraîtront ensuite:

"Maudit Christ". Paru aux Editions de la Vignaubière en 1999;

"Portraits polychromes". Nouvelles parues aux Editions de la Vignaubière en 2001;

"Les derniers jours d'octobre". Roman paru en auto-édition avec Le Manuscrit.com en 2004;

"L'île interdite". Roman paru en auto-édition avec Le Manuscrit.com en 2006;

"Nouvelles Peaux". Anthologie comportant les histoires de : Jean-Charles FLAMION, Quentin FOUREAU, Morgane CAUSSARIEU, John STEELWOOD, Jean-Pierre FAVARD, Pierre BRUHLET, Joëlle CORDIER, Bruno POCHESCI, Unity EIDEN, Théo GWUIVER. Avec des illustrations de Nejma EL GOUMZILI. Paru aux Editions Luciférines en 2014.
Histoire écrite par Jean-Charles Flamion : "SMS".

"Maisons Hantées". Anthologie comportant les histoires de : Chris VILHELM, Raphaël BOUDIN, Quentin FOURREAU, Jérémy BARQUIN, V.F.F. POUGET, Yann ISOARDI, Antoine TECHENET, Emmanuel DELPORTE, Mahouit DAVENEL, Vincent TASSY, Hélène DUC, Michaël FEUGRAY, Nicolas SAINTIER, Floriane, Floriane SOULAS, David MONS, Jean-Charles FLAMION. Paru aux Editions Luciférines en 2015.
Histoire écrite par Jean-Charles Flamion pour l'anthologie : "Annabelle".

L'auteur fut aussi journaliste entre 1995 et 1997 au Républicain Lorrain.

Enfin, en 2017 paraît: "Karma". Roman paru aux Editions Séma dans la collection Séma'phore.

Et c'est bien ce roman qui m'a occupé, peu occupé, trop peu occupé, un roman que j'ai eu beaucoup de peine à refermer et à quitter tant il m'a plu et transporté. Je pense que j'ai eu là un énorme coup de cœur pour ce roman.
Je suis une adepte des romans d'auteurs comme Bernard WERBER et j'ai tout naturellement succombé au charme et à l'atmosphère très spéciaux du roman de Jean-Charles Flamion. J'ai directement pensé aux Thanatonautes (les fans sauront!). J'aime à penser que notre enveloppe charnelle n'est qu'un outil d'expériences, intenses certes puisque nous vivons, souffrons, aimons, etc. et que nous sommes comme dans une grande école de l'univers destiné à nous préparer pour autre chose; certains me diront que c'est une façon de se rassurer face à la peur que la mort provoque et je suis bien d'accord mais cela me permet de rêver! 
Dans le roman, il y a une ligne conductrice, on passe de la violence au calme relatif. C'est plein de métaphores mais pas non plus trop philosophique, c'est le "juste assez" comme j'aime l'appeler qui prend le lecteur par la main et l'emmène dans une promenade dans la conscience humaine.
Je n'avais plus lu un roman, même court aussi vite et surtout aussi intensément, avec l'envie de tourner les pages et la sensation  de manque lorsque le fichier est fermé.
C'est donc un roman rapide à lire, peu prise de tête quant aux réflexions qu'il suscite - sauf si vous voulez réfléchir plus loin, là c'est au lecteur de décider - et à l'intrigue bien menée.

Sources pour la rédaction de cet article:




mardi 1 mai 2018

Je serai toujours là pour toi / Andy Pierce


Biographie et bibliographie:

En effectuant mes recherches à propos de ce roman et de son auteur, je me suis aperçue que je ne trouvais que peu de renseignements. Je suis donc naturellement allée à la pêche aux informations en posant quelques questions à l'auteur; interview que je vais retranscrire  ci-après.

Remarque préalable: dans mon mail de contact à l'auteur, j'avais opté pour le tutoiement, non par manque de respect ou impolitesse mais plus parce que nous étions de la même génération à quelques années près. Néanmoins, de par sa réponse, l'auteur ayant continué à me vouvoyer, je remets mes questions ici en utilisant le "vous".

Marjorie C. : Pouvez-vous vous présenter : Homme ou Femme (car j'ai suivi plusieurs articles vous concernant, certains au féminin, d'autres au masculin, donc j'aimerais être sûre) -- Andy Pierce est votre vrai nom ou est-ce un pseudo? Si c'est un pseudo, pourquoi avoir choisi celui-là?

Andy Pierce : "Je suis un homme et Andy Pierce n'est pas mon vrai nom". 

M.C. : Quel est votre parcours scolaire?

A. P. : "BAC + 5 / Professeur en collège".

M. C. : Depuis quand écrivez-vous? Qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire? Pourquoi écrivez-vous dans le genre "Young Adult"?

A. P. : "J'écris depuis toujours. Raison mystérieuse. J'écris pour tous les âges, c'est ma proximité avec les collégiens qui m'a donné envie d'écrire pour eux".

M. C. : Lisez-vous? Que lisez-vous?

A. P. : "Surtout des classiques français mais aussi des romans policiers anglais et américains".

M. C. : A part la littérature, qu'aimez-vous dans la vie? Avez-vous des passions?

A. P. : "C'est privé!"

M. C. : Quels sont vos projets pour l'avenir? Allez-vous participer à des conventions, salons littéraires ou autres?

A. P. : "J'aimerais écrire des livres qui compteront, dont les gens se souviendront".


A propos de "Je serai toujours là pour toi":

J'ai déjà lu assez bien de livres dans le genre dit "Young Adult", que ce soit en SF, policier ou romance; cela même si ce n'est pas le genre que j'affectionne le plus. Je me suis laissée tenter par le synopsis du roman : "Une jeune fille, Rose, est anéantie car elle doit déménager avec ses parents pour aller dans le Nord; son père, policier, est muté dans sa ville natale pour enquêter sur un meurtre et un trafic d'armes. Rose doit donc tout laisser derrière elle en Camargue, ses amis, son cheval,... et elle désespère jusqu'à ce qu'elle rencontre Cloé d'abord puis Anthony.

Dès le départ, je me trouve face à une ado, une ado en colère en plus -- vous me direz : "quoi de plus normal pour une ado?" -- et là je me dis que je vais me trouver devant un énième conflit parents-enfant ado révolté contre le monde et qui se cherche... un cliché avec lequel j'ai beaucoup de mal car tous les adolescents ne sont pas révoltés et ne vont pas tous à l'encontre de leurs parents mais, quand quelque chose de lourd arrive dans leur vie, comme c'est le cas pour Rose, ils se révoltent, se bagarrent et veulent s'affirmer.
En parallèle de cette histoire familiale, bien plus profonde qu'on peut le penser, je me trouve face à une enquête policière. En effet, Rose va mener l'enquête avec son père et son voisin, Anthony, jeune ado également en mal d'action.

Alors, l'intrigue en elle-même est pas mal trouvée dans l'ensemble et un jeune qui commence les livres policiers pourrait très bien se laisser prendre par l'histoire. 
Les personnages sont bien travaillés, bien entendu celui de Rose est le plus abouti mais celui d'Anthony également. Pour les autres, je regrette un peu que l'auteur soit resté en surface. Cloé semble être là comme un ajout, comme s'il manquait un personnage, une pièce dans le jeu. Les parents de Rose, surtout son père qui pourtant a un rôle assez important sont flous, je ne suis pas totalement arrivée à m'en faire une image mentale et c'est dommage.

Si je regarde le roman dans son ensemble, il est satisfaisant et on peut passer un bon moment entre ses pages; mais en y regardant de plus près, il y a des points de détails dans l'enquête qui m'ont posé question mais vous savez que je n'aime pas spolier un roman, même pour des détails et donc  je vous invite à lire ce roman afin de vérifier que mon sentiment est juste et que vous éprouvez le même, alors vous pourrez venir en commentaire pour me le dire.
Un point totalement positif concerne les descriptions qui sont vivantes.

En conclusion, ce roman n'est clairement pas un super coup de coeur, je vais être sincère mais je n'ai pas non plus détesté le lire, il est dans la moyenne.



mercredi 25 avril 2018

Histoire d'Hommes / Thierry Jaëglé


Né en Haute-Marne dans les années 60, l'auteur a une grande fratrie (6 enfants en tout dans la famille); Il réside à ce jour à Paris avec sa femme et ses enfants.
Il aime la littérature et la poésie mais ne se lance pas tout de suite dans l'écriture. Son premier roman est "Histoire d'Hommes", paru en 2012 à compte d'auteur. L'auteur enchaîne ensuite, en 2014, avec son deuxième roman : "Sur le parcours d'Emi", publié en auto-édition.
Un troisième roman, intitulé "Le sauveur" est en cours d'écriture.

Mon avis sur "Histoire d'Hommes":
Je lis peu de récit qui ont un fond de vécu, même si tout le reste de l'histoire est fictif et que je le sais, j'ai beaucoup plus de mal à lire un roman quand je sais que le fond des sentiments décrits a été vécu par la personne qui écrit. Alors oui, on peut me dire que chaque auteur puise dans son expérience personnelle pour écrire et décrire les sentiments dans une histoire mais là, ce n'est pas la même chose, l'auteur le précise dans son livre et donc je pars avec cet à priori. Ayant également un passé assez lourd, il y a des lectures que je m'interdis d'ailleurs mais bon, je ne suis pas là pour parler de mon passé mais du présent livre.
Tout d'abord, l'intrigue, ce père qui soudain fait tout pour retrouver un fils qu'il n'a que peu connu. Le style utilisé en début de roman est efficace, il donne envie au lecteur de tourner la page, donne envie d'en apprendre plus sur cet homme et ce qu'il veut.
A partir du moment où l'on se trouve avec Nicolas, c'est un peu plus compliqué, d'une part les sentiments qui animent cet homme sont une vraie tornade et l'auteur a su le faire passer dans son écrit, c'est très bien mais le reste de la narration est parfois difficile à suivre, il y notamment une erreur lorsque Nicolas reçoit l'appel de sa femme le matin et quelques phrases plus loin l'auteur insinue que cet appel a été passé la veille au soir, c'est une petite erreur mais elle m'a sauté aux yeux. Je sais aussi que l'auteur a certainement voulu faire passer au lecteur ce qui se trame dans la tête du quadra, qu'il a un sac de nœuds de sentiments à démêler mais le lecteur aussi a souvent du mal à s'y retrouver et cela perturbe la lecture.
La suite est bien menée dans l'ensemble et les rebondissements sont prévisibles mais bien trouvés.
Les personnages sont tous assez bien traités, les sentiments sont cohérents dans l'ensemble sauf pour le jeune garçon de six ans qui se comporte dans les faits plus comme un enfant de 3-4 ans, à 6 ans, un enfant peut comprendre et exprimer plus de choses, même avec un père au passif lourd! C'est vraiment le seul personnage qui ne m'a pas convaincu dans le récit.
Autre chose qui ne m'a pas réellement convaincu dans ce récit est le fait que le flic accède aux suppliques (légitimes en plus, puisqu'elle veut voir son mari) de Florence en voyant le portrait de sa propre femme se superposer à celle de cette jeune femme. En fait j'ai trouvé ça "cliché" et un peu trop paranormal dans une  enquête policière qui ne l'était pas du tout, ça m'a assez dérangé de voir ça dans le récit.
A part cela, les descriptions sont assez bonnes, elles ne sont pas trop longues mais en disent assez pour que le lecteur puisse se repérer.

Dans son ensemble, le livre est une lecture pour passer le temps, pas vraiment une grande enquête policière, il est plus à lire pour les sentiments humains qui sont exprimés dedans que pour autre chose; Bien qu'il ne soit pas un coup de cœur, c'est une bonne lecture. 

Sources:


dimanche 22 avril 2018

Le Cycle de Barcil : Orglin la primitive. Nouvelle 1 / Jean-Marc Dopffer


Jean-Marc Dopffer est français, né dans le Sud de la France en 1978.
Après un parcours scolaire sommes toute assez classique et littéraire - Artistique, c'est une expérience d'écrivain éclectique que Mr Dopffer nous propose puisqu'il s'essaye dans des genres et des styles très différents les uns des autres!
La preuve par un aperçu de sa bibliographie:

"1944. Carnet de vie. De Hyères à Toulon, itinéraire d'un jeune homme sous l'occupation." Editions du Lau. Hyères, 2009.
L'auteur nous propose ici une biographie rédigée avec l'appui de notes familiales.

"Embarqué[s]! Ces images qui font l'Histoire. Préface  de Patrick Chauvel ▝ . Editions du Lau. Hyères, 2014.
▝ Patrick Chauvel : est un reporter-photographe de guerre français, né en 1949, il est aussi écrivain, réalisateur et acteur. Il a couvert les principaux conflits mondiaux tels que : Afghanistan, Pakistan, Kosovo, Israël, Libye, Syrie, Egypte, etc.
Il a reçu le World Press et le Prix du Photojournalisme d'Angers.
"Embarqué[s]! est un roman de fiction sur les reporters de guerre. L'auteur leur rend ainsi un hommage littéraire.

"Le Cycle de Barcil : Orglin la Primitive. Nouvelle 1." Auto-éditions en 2016.
Nous emmène dans un monde de Fantasy totalement à l'opposé du genre proposé par l'auteur jusque là!

"Nouvelle ligne. Papa en 9 mois et 17 heures." Auto-éditions en 2017.
Est totalement différent également de ses trois premiers opus. C'est une auto-biographie néanmoins! Mais celle d'un papa en devenir. 

"Le Cycle de Barcil : Etolien le Manchot. Nouvelle 2." Auto-éditions en 2017.
Deuxième nouvelle qui fait suite à Orglin la Primitive pour affiner son Cycle de Barcil.

Mon avis sur la nouvelle : Orglin la Primitive:

Je me retrouve avec une jeune fille apeurée, mais pleine de vengeance aussi!
Au départ, je me suis dit que j'allais encore lire un énième récit de conflit Humains/Elfes ou autres créatures fantastiques, j'en ai déjà tellement lu! J'ai tout de même assez vite vu une nuance, c'est par une "paix" que tout semble commencer et dans le sang qu'Orglin va réellement venir à la vie ; C'est du moins ainsi que je l'ai compris.
A voir pour que je lise la suite car cette première nouvelle est assez frustrante en terme de précisions, cela bien que j'ai eu de la peine à entrer dans le récit. Il y a beaucoup de descriptions qui s'enchaînent et qui ne laissent pas vraiment le temps au lecteur de faire le point sur ce qui se passe devant ses yeux! Mais je suis intriguée! Quel est ce monde? Qui sont ces gens qui le peuplent et que veulent-ils?
A suivre donc pour l'histoire.
Au niveau du style, on voit que l'auteur n'en est pas à son premier roman. Le style est fluide, les mots amènent les images de suite dans la tête du lecteur et on a envie de tourner la page (ou plutôt de "scroller" la roulette de la souris dans mon cas!).
Je n'en connais pas assez des personnages sur cette nouvelle pour pouvoir me prononcer à leur sujet, c'est dommage mais c'est le risque du genre de la nouvelle.
J'attends donc de pouvoir m'offrir la suite (quand ma PAL aura diminué ainsi que les services presses que j'ai à réaliser...).

mardi 17 avril 2018

Mères Primales / Brand Souffy


Qui est Brand SOUFFY?

C'est le pseudonyme d'un auteur ayant déjà écrit de nombreux romans : Michel RIETSCH. Il est français, né à Strasbourg en 1956 et s'il y a bien quelque chose que l'auteur sait faire, c'est écrire sa propre histoire, que ce soit sa véritable biographie ou celle qu'il a imaginé et comme je ne veux pas simplement les réécrire ici, je vais les mettre en liens dans mes sources pour cette chronique et vous pourrez aller les lire à votre aise lorsque vous aurez fini de lire ma chronique. Merci.

Une bibliographie quand même ou bien....?

- Moi Nuage Blanc l'Alsacien / Michel Rietsch. Livre paru aux éditions Oberlin en 2000 -- mais plus disponible sur leur site à ce jour;

- Le Chevalier de Marienthal / Michel Rietsch. Livre paru aux éditions Oberlin en 2001;

- Le Val / Michel Rietsch. Livre paru aux éditions R. Hirlé en 2001;

- Du sel et des hommes. Un siècle de mines de potasse d'Alsace / Michel Rietsch. Livre documentaire paru aux éditions de La Nuée Bleue en 2005;

- Rififi dans les géraniums / Michel Rietsch. Livre paru aux éditions de La Nuée Bleue en 2005;

- La ferme aux secrets / Michel Rietsch. Roman paru aux éditions L'Ecir en 2006;

- Fugue dans les étoiles / sous le pseudonyme de Brand Souffy. Roman paru chez Edilivre en 2009;

- Village cherche idiot / Michel Rietsch. Paru aux éditions Presque Lune dans la collection Les Lunatiques en 2011;

- Malgré tout / Michel Rietsch. Paru aux éditions du Panthéon en 2011;

- La notation / Michel Rietsch. Roman paru aux éditions Black-ebook en 2012;

- Le Golgotha d'Odile / Michel Rietsch. Paru aux éditions Du Net en 2012;

- L'Ange / Michel Rietsch. Paru aux éditions Black-ebook en 2013;

- Balistiques et Vieilles Chandelles : une enquête de Walburga Krieger / Michel Rietsch. Paru en Epub et disponible gratuitement sur le site de la Fnac, 2017;

- Mères Primales / sous le pseudonyme de Brand Souffy. Paru aux éditions Libres d'écrire en 2017.



Alors ... j'en ai pensé quoi???

Ce roman débute comme un poème sans rimes, la prose est imagée et invite le lecteur au voyage dans cette intrigue mais, le lecteur ne sait pas ce qu'il va lire, pas encore, du moins s'il n'a pas lu le synopsis, ce que j'ai fait, j'ai accepté de chroniquer ce roman sans lire le synopsis, juste en étant intriguée par la couverture et le titre...
Dès le début, chaque mots semblent choisis avec un soin particulier.
Et on entre facilement dans ce roman.
L'auteur nous y présente les "Humanzee", ces êtres hypothétiques, aussi appelés "Chuman" ou "Manpanzee", seraient le résultat de l'hybridation entre l'humain et le chimpanzé. A vrai dire, cette tentative d'hybridation a bien eu lieu par le biologiste russe Ilia Ivanovitch Ivanov dans les années 20 mais elle n'a pas abouti! Il y a bien eu une légende, celle de l'hybride "Oliver" qui était une réussite mais cette réussite tient plus, après renseignements, de la fausse rumeur que d'autre chose.
En tout cas, au-delà du thème général de la fiction que Brand Souffy nous propose ici, c'est toute l'intrigue et l'histoire qu'il a écrit autour qui m'a percuté littéralement! Le mot n'est pas trop fort, je ne l'emploie pas pour faire un quelconque plaisir à ce monsieur, j'ai été marquée par son récit, par son intensité, par les personnages aussi, surtout celui de Swala, bien que je ne puisse pas mettre Louise de côté, elle m'a beaucoup ému également!

En parlant des personnages et sans vous spoiler, vous savez que j'ai horreur de ça, voici ceux qui m'ont marqué:
- Louise est l'une des héroïne, celle que vous allez lire toute la première partie du roman. Elle m'a semblé une personne beaucoup plus intelligente qu'elle ne veut bien l'admettre, de part son langage et ses réflexions sur la vie. Elle a l'air ancrée dans la réalité mais vit de rêves aussi et elle sait ce qu'elle veut. Quand elle a un objectif, elle ne le lâche pas!
- Brinder : est totalement dingue et pour faire ce qu'il fait, il faut l'être! Mais je pense qu'il pense faire le bien en fait, il travaille à quelque chose qui le dépasse. Quelque part, je crois aussi qu'il est attaché à Louise.
- Swala : elle est forte, elle doit l'être et vive aussi mais très très intelligente et elle le sait. Elle a le courage de sa mère et n'est pas prête à faire ce pourquoi elle a été créée! Elle a l'air aussi totalement détachée parfois de ce qu'elle est et de ses sentiments et cela la rend encore plus attachante!

L'histoire, même si elle met en avant des manipulations génétiques compliquées est simple, et c'est bien ce qu'il faut pour apprécier la prose précise, raffinée, presque poétique de l'auteur. Les mots utilisés touchent et disent bien les sentiments, les actions, ils sont profondément humains même si peut-être pas toujours accessibles à tous. Malgré quelques fautes ou approximations dans le texte, j'ai aimé suivre Louise d'abord, la voir évoluer, sortir de son cocon, puis, continuer le récit avec Swala, personnage que j'ai eu de la peine à quitter au moment de refermer le fichier du roman.
J'ai hâte de connaître la suite car je ne peux pas rester sans savoir ce qui va arriver ensuite.

Et t'as eu où ces renseignements???